Istanbul.
(à Hilal)
Milliers de petits immeubles et de ruelles au milieu desquels poussent comme des champignons des bijoux sculptés géants. Cueillette visuelle sous les dômes. Fresques byzantines. Calligraphie arabe. Jésus et Allah sous le même toit. L'un en mosaïques, l'autre en lettres d'or. Illusion fleurie. Tulipes rouge et bleu d'Iznik. Où Beauté quasi hérétique fait loi. Le tout enveloppé d'une lumière marine, celle du Bosphore. Des centaines de pêcheurs tendent leur ligne sur les ponts. A leurs pieds, des bocaux translucides remplis de leur butin d’argent. Des barbecues en pleine ville crépitent, et cœurs en feu, chantent aux nez leurs tendres promesses grillées. Les éternelles crudités –tomates, salade, oignons- toujours fraîches, craquent sous la dent. Le vendeur de thé passe en criant. A la main mon kebab, l'âme au vent, au milieu de la foule, je regarde Istanbul, et ses gens.
Mulhouse, le 14 mars 07, 23h46
jeudi 15 mars 2007
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